14 octobre 09
Catégorie : Non classé
J’habite une région magnifique, altitude 700m environ, boisée, riche en paysages, merveilleusement teintée de rouge et d’orange à cette saison automnale. Les sentiers de randonnée balisés font la joie des marcheurs, et deci delà, au hasard de la route, des petits chemins mystérieux vous invitent à la découverte. Sentiers étroits qui s’enfoncent dans le bois, filent vers des lieux-dits, hardis ou maudits parfois, encore parfumés des légendes passées, dépassées et même trépassées. Fleurs étonnantes, champignons, herbes parfumées tout nous attend et nous parle.
Mais aujourd’hui, le temps du rêve est bien loin. Le vélo n’était pas importun, les motos, les quads, les 4/4 s’élancent à grands renforts d’accélération et de décélération, les roues écrasent les fleurettes, chassent les champignons et les moteurs remplacent le subtil parfum de la forêt par celui âcre et puant du gasoil!
Ils créent des ornières où l’eau s’accumule et dégradent le tracé. Mêmes les enfants de nos villages ne peuvent plus s’aventurer dans ces sentiers où le piéton est devenu indésirable. Et l’on se prend à regretter les petites bêtises de nos petits mômes d’antan, car ceux d’aujourd’hui ne font plus que de grosses bêtises.
Je sais… on ne peut pas éviter le progrès, il faut que jeunesse se passe et elle ne passe pas vite, car sur ces engins je vois des plus de quarante ans qui s’amusent comme des gosses.
Mais à l’heure où tout le monde essaye de limiter la consommation de l’énergie, à défaut d’interdire les engins, les Maires de ces communes ne pourraient-ils interdire l’accès de ces chemins? A la réduction de la consommation d’essence, s’ajouterait la préservation des lieux, la préservation des rêves, et le monde actuel en a bien besoin!
Par Michelle