4 mai 10
Catégorie : Nouvelles
Bonjour mes fidèles lecteurs, vous qui avez aimé Bertignac 1 et 2 vous apprécierez certainement cette grande nouvelle, qui fait partie de mon recueil ” les Contes de la Cheminée”.
Je la diffuse en plusieurs fois car elle est assez longue, mais je ne doute pas que vous soyez impatients de connaître la suite, aussi, je reviendrai rapidement pour nourrir votre intérêt et votre impatience.
Bonne lecture et souvenez-vous: Il y a toujours quelque chose de vrai dans une histoire…
Chapitre 1
C’est dans le mascaret des piétons, qui se produit à chaque feu rouge, sur le passage clouté qui relie les Galeries Lafayette à leur annexe, que je croisais, sans le reconnaître, Abel Grand un ami de longue date.
Il affrontait en évitant les heurts, le flot compact et pressé qui visait d’un œil fixe le trottoir d’en face et dont je faisais partie. Mais quelque chose au fond de moi avait tressailli et je rebroussais chemin, non sans essuyer quelques grognements désobligeants :
- Alors vous savez où vous allez, oui.
- Quelle…
Les moteurs impatients venaient d’avaler l’insulte et je me hâtais de dégager la chaussée. C’était bien lui qui se faufilait entre les barrières, vers l’entrée du métro Chaussée d’Antin et j’eus pour le rattraper quelques difficultés.
- Abel !… Abel !
Il se retourna et je crus un instant m’être trompée.
- Ah ! fit-il étonné, c’est toi ?
Le visage amaigri que je n’osais pas reconnaître s’éclairait d’un sourire, mais les yeux bleus enfoncés dans les orbites creuses, gardaient une indéfinissable tristesse. Il n’était que sa moustache un peu rousse aux contours de balayette, pour garder un peu de cette jeunesse rieuse que j’avais connue.
- Abel, il y a si longtemps que je suis sans nouvelle ! Mais que deviens-tu ?… Et Annie ?
Je le pressais de questions, mais nous étions implantés dans la foule comme deux piquets et il m’entraîna à l’écart des coups d’épaules et des remous de la circulation très dense à cette heure avancée de l’après-midi.
- As-tu quelques instants, pour aller prendre un verre ? là, sur le boulevard Haussmann.
Il accepta ma proposition. Au calme d’une terrasse de café, que le soleil chauffait encore, je posais ma main sur son bras.
- Abel, tu as bien mauvaise mine… Es-tu souffrant ?
- Non fit-il dans un soupir, c’est bien pire.
- Quoi de pire qu’une maladie ? dis-je étonnée.
- Ce qui détruit le cœur et l’esprit. Tu ne peux pas comprendre… Il hésita puis ajouta, c’est à cause d’Annie.
- Annie ? Qu’a-t-elle ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus… Je crois qu’elle perd la raison, à moins que…
- A moins que ?
- Qu’une tierce personne ne s’ingénie à la détruire.
Je ne comprenais rien à ce drame. Je ne pouvais que constater les ravages du chagrin sur ce visage que j’avais connu rieur, inondé de bonheur.
Abel Grand était un ami d’enfance. Longtemps, nous avions partagé nos jeux de gosses, puis avec l’âge, ce furent de longues discussions philosophiques, politiques, scientifiques. Nous n’avions pas les mêmes idées, mais nous partagions ce goût de la joute oratoire, de la controverse toujours menée calmement, avec les arguments qui veulent convaincre et ceux qui savent contrer au bon moment.
Entre nous, rien d’autre qu’une profonde camaraderie sans ambiguïté. Il était le grand frère que je n’avais pas eu, moi, la petite sœur qu’il aurait souhaitée, la sienne se révélant être une véritable chipie qui nous rendait parfois la vie impossible.
Un jour, Annie Ferrutti, ma cousine, vint à Paris passer quelques jours. Abel et Annie eurent l’un pour l’autre un véritable coup de foudre. Mais la différence d’âge repoussa pour un temps les projets qu’ils souhaitaient faire. Annie n’avait pas quinze ans, Abel courait sur ses vingt-trois ans et sursitaire pour ses études, se devait de disparaître quelque temps « sous les drapeaux ».
Annie retourna dans sa province où je pensais que cette amourette d’adolescente allait s’effacer.
Lorsqu’ils se retrouvèrent trois ans plus tard, à l’occasion d’un Noël et tout à fait par hasard, la même flamme les embrasa et le mariage fut décidé.
Abel était un garçon gai, affable, plaisantant facilement quoique très sérieux par ailleurs, délicat et toujours prêt à accéder à tous les désirs d’Annie.
Elle, plus rusée, fine mouche mais profondément amoureuse, avait l’art d’enjôler son mari, lequel ne demandait pas mieux.
Ils formaient un couple merveilleux. La joie rayonnait sur leurs visages. Lui, encore un peu poupin se remarquait par ses yeux d’un bleu éclatant et sa petite moustache rousse, elle par son profil de médaille, ses longues boucles brunes et sa voix claire. Ils représentaient à mes yeux, l’idéal, la perfection de l’union de deux êtres. Longtemps je les ai vus heureux et passionnés, épanouis dans une totale harmonie et leur bonheur me chauffait le cœur.
Ils voyagèrent beaucoup, je les vis moins. Ils m’écrivaient et je répondais et puis le temps passa…
La vie de chacun pose des silences qu’un jour on ne sait plus rompre. Mais retrouver Abel dans cet état, me choquait profondément.
- Que s’est-il passé ? Je vous ai connu si heureux, si parfaitement unis ! C’est à désespérer de la vie.
- Ah ! mon amie, je ne suis pas certain que tu me croies si je te conte notre histoire. Nous vivions un conte de fée, mais la Fée Carabosse a pris sa revanche…
- Explique-toi, je t’en prie.
Il se leva presque brusquement.
- Non, fit-il en appelant le garçon pour régler les consommations, je ne puis te conter ça dans un lieu public, et puis je n’en ai pas le temps, j’ai rendez-vous et il est déjà tard.
- Viens à la maison, un soir ou un après-midi, comme tu préfères, ne me laisse pas sur cette inquiétude Abel, je suis toujours ton amie et puis peut-être t’aider.
- Peut-être, il haussa légèrement les épaules, je viendrai, c’est promis.
Il m’embrassa furtivement sur la joue et serra très fort mon épaule.
- A bientôt, ajouta-t-il dans un pauvre sourire, à bientôt !
Je le regardais disparaître au coin du boulevard, puis il réapparut sur l’autre trottoir et s’engouffra dans le métro, là où je l’avais interpellé.
Sa détresse me faisait mal et surtout, je n’y trouvais aucune explication. Annie le trompait-elle ? Une sournoise maladie envahissait elle le cerveau de la malheureuse au point de la déséquilibrer ? Aucune réponse ne venait apaiser mon souci et je n’étais pas certaine qu’il reviendrait pour me conter cette étrange affaire.
Chapitre 2
Je m’étais résignée à ne jamais revoir Abel.
J’ignorais sa nouvelle adresse et le Minitel ignorait pareillement son nom. Nous étions séparés par l’absurde.
Un soir, alors que je m’apprêtais à prendre connaissance des dernières nouvelles au journal télévisé, la sonnette retentit.
Abel s’encadra dans la porte, pâle et très excité.
- Abel ! Que je suis heureuse… J’ai cru ne jamais te revoir.
- Et moi j’avais repris espoir, fit-il en ôtant son imperméable, et voilà que c’est pire encore.
- Entre et raconte. Cette énigme et ta mine me donnent du souci.
Il s’installa dans un fauteuil, se détendit et ferma les yeux. Je respectais son silence, tout en préparant sur un plateau quelques biscuits et deux tasses pour lui offrir du thé, un Darjeeling qu’il appréciait autrefois. Le parfum du thé lui arracha un soupir de satisfaction.
- Ah ! Que j’aime cette odeur… J’ai quinze ans de moins ! Du Darjeeling… Tu te souviens encore de mes préférences ?
- Nous en avons tant bu, en parlant de Jung et de Freud…
Il enchaîna :
- Et de Marx, et d’Einstein… Comment osions-nous émettre un avis sur l’œuvre des ces génies !
- Parce que la jeunesse porte en elle assez de génie pour oser se mesurer aux géants dont elle se nourrit.
Nous retrouvions l’atmosphère de complicité de nos vingt ans. Il but en silence quelques gorgées brûlantes et grignota un biscuit. Puis il attaqua par une question :
- Savais-tu que le grand-père d’Annie était Vénitien ?
- Peut-être, mais je l’avais oublié. Je n’ai pas connu son grand-père paternel, à peine ai-je le souvenir de son père qui est mort très jeune, et j’ai assez peu fréquenté ma tante. Je crois que ma mère supportait mal sa sœur et la tenait à distance. Mais pourquoi me parles-tu de ce grand-père ?
- Parce qu’il y a cinq ans, nous sommes allés vivre en Italie. La Société qui m’emploie m’a envoyé dans sa succursale pour trois ans. Nous avons été installés dans une superbe villa, près de Padoue, tout à fait dans le style du pays, un cadre délicieux, un peu précieux, très agréable. Il me semble que nous t’avons écrit de là-bas.
- Oui, c’est même la dernière fois que j’ai eu de vos nouvelles. Comme Annie n’a pas mis d’adresse, je n’ai pu vous répondre…
Il hocha la tête avec un sourire indulgent.
- Au début tout allait bien. J’aime Annie comme au premier jour, tu le sais… Elle est toute ma vie !
Nous avons recommencé en Italie, une nouvelle lune de miel… Il éclata de rire, c’était au moins la quatrième !
Je le retrouvais à cet instant, dans ce rire un peu aigu qu’il semblait conserver de l’enfance. Mais, pareille aux nuages qui voilent rapidement la Lune, l’étincelle de gaieté disparut aussi vite.
- Et c’est là que tout a commencé, continua-t-il d’une voix sourde. J’étais très pris par mon travail, Annie s’ennuyait un peu et si durant la première année, elle engagea tous ses efforts à parler l’italien, suivant des cours, la seconde année lui parut interminable. Elle dessinait, se promenait, tuait le temps… C’est très mauvais ! Puis un jour, elle me déclara qu’elle s’était trouvé un but, rechercher sa famille paternelle originaire de Venise. L’idée me sembla ingénieuse et la reconstitution de son arbre généalogique pouvait occuper les dix-huit mois qui restaient à passer loin de la France. Je lui achetais une petite voiture pour faciliter ses déplacements et dès lors elle courut de villes en villages à la recherche de ses origines.
Il se tut pour boire un peu de thé.
- Jusque là, dis-je d’une voix tranquille, je ne vois rien de bien redoutable.
- En effet. Elle eut accès à l’état civil de son arrière grand-père, Aldo Ferrutti, né en 1853 et qui a eu trois enfants : Une fille, Sophia, un garçon dont j’ai oublié le nom et Rénato, le grand-père d’Annie, né à Venise en 1883. Annie a donc suivi méthodiquement la branche Rénato qui la concerne personnellement et passionnée par ses recherches, véritable détective de la généalogie, se mit dans la tête de retrouver des lointains cousins qui devaient avoir son âge. Chaque génération ayant au moins trois ou quatre enfants, il devenait évident qu’elle allait retrouver la trace de quelques Ferrutti.
Il y eut un silence ponctué d’un long soupir.
- Et là, reprit-il, le hasard, mais y a-t-il vraiment un hasard, mit Annie sur une piste curieuse. Un cousin Ferrutti, récemment décédé, avait eu deux filles. L’une fut retrouvée dans un couvent, grâce aux indications d’un charmant vicaire et l’autre fille, Lucia, avait épousé un certain Caffarelli.
Le propriétaire de la villa que nous occupions nous avait rendu visite au moment de notre installation et nous saluait lorsqu’il nous apercevait dans le jardin. Il s’appelait précisément Caffarelli. Annie fit le rapprochement immédiatement et bien que ce nom soit assez répandu dans la région, décida de prendre contact avec notre propriétaire.
- Ne me dis pas que…
- Justement, Madame Caffarelli née Ferrutti était la petite cousine d’Annie ! Ces retrouvailles, à la mode italienne, firent grand bruit, comme il fallait s’y attendre. Avec force exclamations, embrassades, incantations “et Mama mia” et rires et larmes, nous scellâmes ce lien sacré de la famille.
Je ne pus m’empêcher de sourire en évoquant la scène. Abel me regarda froidement et dit :
- Nous venions de sceller un pacte avec le diable ! La première semaine se passa en visites et réceptions, car Lucia voulut présenter Annie à toute la famille. Elle retrouva par là même et sans plus chercher, tous les fruits de son arbre généalogique. Je n’avais plus une soirée à moi et je commençais à sentir le poids de cette encombrante famille. Mais patient et touché malgré tout de tant de gentillesse je me rassurais en songeant que l’émoi de la découverte allait se calmer et que je retrouverai bientôt ma femme et ma tranquillité.
Deux ou trois semaines s’étaient écoulées lorsque Annie m’annonça un soir, que le lendemain, un samedi, Lucia et Philippe son mari, viendraient nous faire les honneurs du sous-sol de notre villa. En effet, le contrat stipulait que nous avions la jouissance de toute la villa, y compris le jardin, le garage et la remise à l’exception du sous-sol, soigneusement fermé à clef. Cela n’avait posé aucun problème, notre séjour limité ne nécessitant pas de surfaces supplémentaires de rangements. Je n’avais même jamais songé à regarder par les lucarnes grillagées, ce que pouvait receler ce sous-sol interdit. Je m’étonnais un peu de la nécessité de cette intrusion du fait de notre cousinage, mais j’assistais néanmoins à l’opération. Une véritable caverne d’Ali Baba s’ouvrit à nos yeux émerveillés, un paradis d’antiquaires ! Meubles, bibelots, statues, vaisselle, cristaux, tout de belle qualité, dormaient sous la poussière du temps.
« Voilà, fit Lucia en allumant quelques lampes, tout cela vient de la famille. Nous avons pris ce qui nous convenait, mais j’ai déjà trop de choses… Tu n’as qu’à choisir, fit-elle en se tournant vers Annie. Je vais essayer de me souvenir des objets ayant appartenu à ton grand-père Rénato, mais ceci dit, tu peux prendre ce que tu veux. »
- Annie, tu le sais, à toujours courut les antiquaires, les brocantes et autres Puces. Elle virevoltait comme une gamine, d’un objet à l’autre, soulevant un coffret, essayant un fauteuil, choquant un verre pour en apprécier le son cristallin. « Oh Lucia ! disait-elle, que c’est beau tout ça, mais je ne veux rien prendre… » « Mais si, puisque je te l’offre, vois ce qui te plaît. Tiens, fit-elle en soulevant un pot de céramique, ça c’était le pot à tabac de ton grand-père et là, voici son râtelier de pipes. »
- Il y en avait de fort belles, en écume, travaillées comme de l’ivoire. « Et cela aussi, ajouta-t-elle, cette coupe de cristal, il y tenait beaucoup, paraît-il… Car moi je ne l’ai pas connu, mais c’est mon grand-oncle qui me l’avait dit. »
- Nous mettions de côté sur une table de marbre blanc les objets que Lucia nous tendait. Annie avait aussi retenu un petit coffret à bijoux incrusté de pierreries, peut-être sans grande valeur, mais ravissant.
C’est alors, que se dirigeant vers le fond de la grande salle, dans un coin assez sombre Annie s’immobilisa et poussa une exclamation ; « Oh ! Lucia, ça, c’est splendide !… »
« Oui, répondit la cousine, mais ça… C’est toute une histoire ! »
- Je m’approchais pour voir l’objet de tant d’admiration. C’était un splendide miroir vénitien, auréolé de douze facettes gravées et rehaussées d’or fin, chaque petit miroir s’ornant d’un motif différent et relié par une rose de glace au cœur d’or. Les années avaient quelque peu altéré le tain du grand miroir central, mais il gardait sous sa patine légèrement teintée, une beauté qui forçait l’admiration.
Annie se ressaisit et dit : « Je ne me servirai pas de ton autorisation pour te demander cette merveille, mais j’aimerais connaître son histoire. »
Il y avait là quelques fauteuils un peu fatigués et nous nous assîmes pour écouter Lucia. Elle s’appuya sur le marbre d’un grand buffet et contempla d’abord silencieusement le miroir, semblant faire un effort pour contenir son émotion.
- « C’est une légende, commença-t-elle, mais les bases sont réelles. Aldo Ferrutti, notre arrière Grand-père avait une sœur, Odalie, une beauté parait-il, beaucoup plus jeune que lui et orpheline. C’est donc lui qui l’avait pratiquement élevée et veillait sur elle.
Odalie, tomba amoureuse d’un bel officier, l’histoire dit que ses yeux reflétaient le bleu de la mer… Malgré l’opposition de son frère, que ce soldat sans fortune n’intéressait pas, Odalie se fiança avec le bel officier et lui jura un amour éternel prenant à témoin la lune pleine et son reflet porté par les vagues de la lagune.
Aldo les ayant surpris, enferma sa sœur et décida de la marier très vite à un riche Vénitien, possédant un palais dans Venise (il existe toujours et je te le montrerai) un château, des terres, des bateaux, mais de vingt-cinq ans son aîné. Odalie pleura, supplia, pria, demanda grâce, mais l’inflexible Aldo conclut le mariage et la cérémonie eut lieu.
Alors au soir de ses noces, Odalie s’échappa et s’enferma dans sa chambre, se refusant jour après jour aux légitimes avances de ce mari qu’elle abhorrait.
L’homme n’était pas méchant et se refusant à prendre de force cette malheureuse éplorée, s’en vint trouver Aldo et lui demander réparation de cet affront. Ils convinrent ensemble, à l’issue d’un marché dont nous ne connaissons pas le détail, d’enfermer Odalie dans une tour dont le pied était constamment battu par la mer et qui appartenait à Aldo Ferrutti. Cette tour se situait tout près de Chioggia.
Ils mirent à sa disposition une servante, qui reçut l’ordre de verser chaque jour, dans l’eau de boisson, quelques gouttes d’une potion qu’il avait fait composer et qui avait pour action d’accélérer le vieillissement de la malheureuse, de sorte, qu’en moins de dix ans, elle deviendrait vieille et laide et l’ennui aidant, serait vouée à une mort précoce. C’est pour lui permettre de constater chaque jour les ravages de ce breuvage, qu’ils accrochèrent dans sa chambre, ce miroir que vous pouvez admirer, et qui lui avait été offert par son époux, le jour de ses noces.
- Mon Dieu fit Annie, la malheureuse, mais la servante ne pouvait-elle désobéir ?
- Elle était menacée de mort, si elle n’exécutait pas les ordres.
- Et que se passa-t-il ?
- Là, reprit Lucia, nous entrons dans la légende. Elle aurait parait-il, coupé ses longs cheveux et tressé une fine échelle pour s’évader par la fenêtre. Bien entendu, elle dut attendre de longs mois que ses cheveux repoussent pour chaque fois allonger l’échelle.
- D’autres disent que le bel officier vint la chercher et qu’elle n’hésita pas à se jeter dans la mer pour le rejoindre, mais une tempête se leva et ils périrent tous deux. - Enfin de nombreuses personnes ont entendu, la nuit, les pleurs de la jeune fille, des sanglots qui se mêlent à la mer, lorsque la lune se lève à l’horizon.
- En fait, personne je crois, ne connaît l’issue de cette triste histoire, mais le miroir est là, et lui… A tout vu !
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Par Michelle
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