Catégorie : Parutions

Né d’un premier mariage, Yvan Desanges se rendait chaque jour au lycée, assez éloigné de son domicile, avec son vélomoteur qu’il conduisait prudemment. Ce n’était pas un garçon assoiffé de vitesse et de performances, comme on peut l’être à dix-sept ans. Il plaçait ses centres d’intérêt à un autre niveau. Les études, la musique et le tennis formaient son cadre de vie, le vélomoteur ne représentait qu’une forme de liberté dans les déplacements. Cela répondait d’ailleurs aux conditions que son beau-père avait posées pour lui faire ce joli cadeau et Yvan y avait souscrit sans difficulté.
Après avoir attaché son casque et lancé son moteur, il affronta cet ennemi implacable, insaisissable, qui cache dans ses vagues mouvantes et laiteuses tous les dangers du monde. Chaque carrefour, signalé par les feux rouges, faisait surgir de l’inconnu des formes étranges qui s’entrecroisaient. Sa respiration condensée par le froid, brouillait la visière. Au troisième carrefour, Yvan retira son casque car il ne voyait plus rien et prit le temps de le remplacer par son passe-montagne qu’une main attentive avait glissé dans sa poche. Il savait qu’après ce carrefour, sur le boulevard, commençait la piste cyclable qui écartait tous les dangers.
Yvan suivait, dans le halo de son phare, le bord herbeux de la piste. Malgré le brouillard assez épais, il pouvait rouler facilement, le ruban noir de l’asphalte le guidait comme un rail. Dans le chant du moteur qui l’enveloppait, il se récitait mentalement les réponses qu’il allait faire à l’examen blanc de géographie prévu ce matin là.
Soudain, surgit devant lui, comme sortie de nulle part, une forme étrange, sorte de pyramide qui barrait la route ! Il freina mais en vain. Trop près, trop vite, trop imprévisible… La face qui s’élargissait devant lui avait une porte entrouverte dessinant une équerre de lumière. La roue avant la heurta violemment. Il ressentit un grand choc, suivi d’un autre… resta quelques instants hébété, puis se releva avec une étrange sensation de légèreté, entra dans ce lieu inconnu que jamais il n’avait vu, ni même aperçu sur la piste cyclable… L’intérieur de la construction n’était pas très vaste. Au centre, il vit un escalier hélicoïdal, qui descendait vers un sous-sol un peu sombre et sa curiosité le poussant, il aborda la première marche. L’ouvrage se perdait loin, dans la pénombre. Yvan commença une longue descente. Il descendait en tournant et descendait, descendait…encore et toujours sur cette vis sans fin.
Perché sur son échelle, Manuel avait entendu un grand bruit et la porte du transformateur s’était ouverte brutalement. Il se pencha pour voir qui entrait, mais, personne ne se manifestant, il dévala rapidement, intrigué, et trouva sur le seuil un vélomoteur dont la roue avant, tordue, témoignait de la violence du choc. À quelques pas de là, il découvrit, dans l’herbe, un jeune garçon inconscient. Il se précipita, tapota ses joues glacées en appelant :
— P’tit gars… tu m’entends ? Ça va… Oh ! Gamin tu m’entends ?
Le garçon, immobile, était probablement évanoui et Manuel aperçut dans le rai de lumière que la porte diffusait, une tache de sang qui s’élargissait sur le passe-montagne. Il courut vers le téléphone de la cabine et appela son service.
— C’est moi, Manuel. Appelle vite le SAMU et la police, y’a un gars qui s’est payé le transfo dans le brouillard. Il est mal en point, fais vite !
Manuel retourna vers le blessé en emportant une couverture qu’il prit dans sa voiture. Il couvrit le jeune garçon pour le protéger du froid et souleva sa tête. Sa main se tacha de sang. Le blessé gémit légèrement et sembla reprendre conscience.
— Attends un peu, dit Manuel, sois sans crainte, ils vont arriver…
— Qui va venir ? murmura faiblement Yvan.
La lumière des phares de l’ambulance déchira le brouillard et se braqua sur Manuel tenant le jeune homme dans ses bras.
— Ils arrivent, lui murmura-t-il à l’oreille, ils vont s’occuper de toi !
Yvan était arrivé à la dernière marche de l’escalier. Devant lui une porte était ouverte. Une vive lumière l’inonda comme un soleil qu’il ne voyait pas mais illuminait tout un paysage. La terrasse sur laquelle il avançait surplombait une superbe vallée où serpentait une rivière aux reflets de jade. Herbes folles et fleurs gracieuses émaillaient les alentours. Au-delà, d’imposantes montagnes dont les sommets déchiraient un ciel mauve, faisaient étinceler les glaces et la neige de leurs pentes abruptes. Tout semblait merveilleusement beau et serein. Un jeune garçon vêtu de blanc s’approcha en souriant et posa sa main sur son épaule :
— Attends un peu, sois sans crainte, ils vont arriver…
— Qui va venir ? murmura Yvan surpris.
Le jeune garçon sourit.
— Ils arrivent, ils vont s’occuper de toi !
Deux hommes plus âgés s’approchèrent et le saluèrent. Trois autres personnes les suivaient, vêtues de bleu et l’une d’elle était une jeune femme souriante.
— Tu es Yvan Desanges, n’est-ce pas ?
— Mais oui, répondit Yvan, surpris qu’on connaisse son nom. Dites-moi où je suis… Pourquoi ?
La jeune femme sourit.
— Tu es dans la Vallée des Anges, cher enfant, ton nom te prédestinait à cette entrevue.
— Mais pourquoi suis-je ici ?
— On t’expliquera, répondit un des hommes, pour le moment viens avec nous et regarde ce beau paysage.
— C’est magnifique, dit Yvan tout en suivant le petit groupe qui longeait la balustrade de la longue terrasse. Mais ces hautes montagnes, où sont-elles situées, est-ce l’Himalaya ?
— Nulle part, répondit la voix grave de l’homme en blanc. Ce pays est hors de l’espace-temps. Tu comprendras tout cela quand nous t’aurons donné ta mission. Viens, prends place…
Ce disant, il présenta à Yvan une sorte de tapis dont les bords étaient roulés et formaient une bordure douce. Yvan s’y installa sans hésiter, tandis que ses hôtes s’agenouillaient à côté de lui. L’étrange tapis sembla flotter puis, prenant de la vitesse, longea le bord de la montagne, doucement d’abord puis de plus en plus vite, sans aucun bruit, sans secousses, avec seulement un léger balancement. Une douce musique les accompagnait, venue des hauts sommets. Yvan voyait près de lui la roche qui défilait comme défilent les parois d’un tunnel et de l’autre côté un immense vide qui lui provoqua un vertige insupportable.
— Je me sens mal, murmura-t-il.
— Fais vite, lança en réponse un des hommes en blanc, le petit n’est pas bien…
Celui à qui s’adressait le message marmonna quelque chose et lança l’étrange véhicule à une vitesse vertigineuse. Yvan sombra dans une sorte d’évanouissement en écoutant le chant plaintif de la musique.
Les deux ambulanciers accoururent. L’un d’eux se pencha sur le blessé, prit son pouls, souleva une de ses paupières et se redressa vivement.
— Traumatisme crânien, on le met dans la coque. Vite…
Les policiers qui suivaient s’approchèrent. Deux hommes et une jeune femme à qui Manuel montra la moto et le blessé. Dans le sac du lycéen, la femme trouva une carte d’identité.
— Tu es Yvan Desanges ? demanda-t-elle sans espoir de réponse.
— Mais oui, répondit faiblement le blessé. Dites-moi où je suis… Pourquoi ?
— On t’expliquera, pour le moment viens avec nous, répondit l’ambulancier en le calant dans la coquille.
Yvan fut ensuite brancardé jusqu’à l’ambulance et celle-ci démarra lentement d’abord puis accéléra sans prendre trop de vitesse en raison du brouillard.
Le jeune garçon inconscient se laissait bercer sans résistance en écoutant le chant plaintif du « deux tons ». Il reprit ses esprits et murmura :
— Je me sens mal !
L’infirmier qui le surveillait remit le masque à oxygène, surveilla le pouls, puis il ouvrit la petite fenêtre de communication avec le chauffeur :
— Fais vite, lança-t-il, le petit n’est pas bien. Ça baisse !
— Avec le brouillard, répondit l’autre, je fais ce que je peux !
Et, à grand renfort de sirène, l’ambulance se lança sur la route à vitesse maximum.
Sitôt arrivé aux urgences de l’hôpital, le jeune garçon fut transporté, examiné et rapidement conduit en salle d’opération. On avait retiré, avec précautions, son passe-montagne tout ensanglanté et ses vêtements souillés. Puis il fut installé sous le grand scialytique et les préparatifs de l’anesthésie commencèrent. Le chirurgien s’approcha. Yvan avait ouvert les yeux et regardait ce visage souriant et rassurant, coiffé d’une petite toque bleue et qui lui délivra un message d’encouragement.
— Tout ira bien mon grand… Après l’intervention, tu retrouveras tes forces et tu reprendras ta vie…
Yvan essaya de sourire mais il se sentait faible et incapable de réagir. Il ferma les yeux et se retrouva ailleurs, dans un autre monde.
Lorsque le tapis s’arrêta, Yvan découvrit une immense grotte dont les parois semblaient tapissées de cristal. Une lumière à la fois vive et discrète provenait d’un ensemble de miroirs et chassait toutes les ombres. Accompagné des personnes qui l’avaient accueilli sur la terrasse, il avança jusqu’à une longue table. Un homme au sourire bienveillant s’approcha. Il était vêtu de bleu et portait une petite toque de même couleur.
— Tout ira bien mon grand, dit ce personnage, après l’intervention tu retrouveras tes forces et tu reprendras ta vie… Mais tu emporteras notre message. Installe-toi confortablement et écoute bien, je vais te confier ta mission.
Yvan, surpris mais confiant, se laissa installer sur une sorte de console et écouta avec une attention toute particulière.
— Tu es dans la Vallée des Anges… Nous sommes « les Anges gardiens ». Notre vie est consacrée aux hommes. Nous avons choisi cette noble tâche : aider les hommes à accomplir leur destin, à évoluer, à transcender les épreuves et les difficultés, les aider à réussir leur programme de vie ! Hélas, les hommes d’aujourd’hui nous ignorent, ne nous écoutent plus et même, sans le savoir, ils détruisent notre action. Yvan Desanges, tu as été choisi pour transmettre un message, pour rappeler à tes compatriotes l’existence et les pouvoirs des Anges gardiens.
— Comment ferai-je ? interrogea Yvan, tout à la fois ravi et inquiet de la confiance qui lui était accordée.
— Tu trouveras autour de toi, dans ton univers, tout ce qui te sera nécessaire. Nous veillerons à mettre sur ta route les personnes et les ouvrages qui pourront te servir. La tâche sera rude, car le monde aujourd’hui est trop préoccupé des valeurs matérielles, du profit, de la réussite, il ne vise que des buts à court terme. Ta mission sera de leur faire découvrir l’aide que nous pouvons leur offrir à trois conditions cependant : les buts doivent être : Positifs — Sincères –– Désintéressés. Garde toi de l’ambition, du plaisir de la domination, de la soif de pouvoir…Ce sont des chemins dangereux qui s’ouvriront devant toi, inspirés par nos ennemis.
— Vos ennemis ? Comment les Anges peuvent-ils avoir des ennemis ?
— Parce que notre monde, comme le vôtre, est construit sur la dualité. Bien ou mal, positif ou négatif, Anges ou Démons ! Ils te contacteront et si, hélas, tu les écoutes, nous ne pourrons plus rien pour toi. Maintenant, je vais activer certaines zones de ton cerveau, tu ne souffriras pas. Les scientifiques reconnaissent que l’être humain n’utilise qu’une petite capacité de son cerveau. En agissant sur un secteur endormi, nous te permettrons d’accéder facilement à des connaissances plus subtiles. Tu te réveilleras différent et rien ne pourra te faire oublier ton séjour dans la vallée des Anges.
— Puis-je poser une question ? demanda timidement le jeune garçon.
Le personnage qui venait de l’initier acquiesça d’un signe de tête.
— Pourquoi moi ? Je suis un garçon comme les autres…
— Pas exactement. Tu as reçu à ta naissance la double vibration de ton nom de famille Des-Anges et de ton prénom Yvan, et tu as associé en toi la puissance des deux. Tu n’as pas été gâté par l’excès d’admiration de tes parents, qui conduit à la construction de « l’enfant-roi » insupportable et exigeant.
— J’ai perdu mon père très jeune, murmura Yvan, dans un accident.
— Nous savons, et ta maman a eu la force de t’élever dans le respect des vraies valeurs avant de te donner un autre papa, qui est un homme respectable. Tu es donc ce que nous appelons un bon terreau… C’est pour cela que tu emportes une mission de confiance, mais souviens-toi : Positifs — Sincères — Désintéressés, sont les projets que nous soutenons de toutes nos forces. Va mon fils, notre grand patron, Michel, te reconduira dans ton monde.
Yvan ne vit plus son instructeur, il avait disparu. Une forte chaleur envahit sa tête et il perdit connaissance.
Sophie arriva à l’hôpital tremblante et essoufflée. La gendarmerie avait trouvé son lieu de travail par l’intermédiaire du lycée et une voix de femme l’avait informée que son fils avait eu un accident. Les paroles de cette personne n’étaient guère rassurantes en dépit des précautions qu’elle avait prises pour l’avertir « Ce ne sera peut-être pas trop grave ! ». Sophie coincée entre le standard et les clients du cabinet dentaire qui arrivaient pour leur rendez-vous, avait eu beaucoup de difficultés à se libérer. Enfin Claudine, sa collègue qui la relevait l’après-midi, proposa spontanément de la remplacer dès qu’elle fut informée et Sophie put enfin sauter dans sa voiture.
Après quelques hésitations dans les couloirs de l’hôpital, elle trouva le service de réanimation où Yvan était traité.
— Il est en salle de réveil, répondit l’infirmière en la conduisant dans un salon d’attente, le chirurgien va venir. Asseyez-vous, ça va aller ?
Sophie remercia, s’effondra dans un fauteuil et laissa couler ses larmes devant la plante verte qui garnissait le petit salon coquet. Son regard fixe ne voyait rien que des images intérieures qui arrivaient en désordre du fond d’un passé déjà lointain : Yvan bébé, Yvan petit garçon, son premier mari blessé et mourant, Yvan à l’école, Noël dernier… les dernières vacances !
La porte s’ouvrit sur un geste bref et le chirurgien, un homme de haute stature portant une petite toque bleue, entra.
— Madame Desanges ?
— Oui, enfin, je suis la mère d’Yvan. Comment va-t-il ?
— Ça va aller, Madame… Le coup a été rude et il a eu beaucoup de chance parce qu’il ne portait pas de casque. Il a reçu un très gros choc à la tête, je l’ai opéré… Tous les espoirs sont permis.
— Je peux le voir ?
— Il est dans le coma, mais ça ne devrait pas durer très longtemps. Venez, vous le verrez derrière la vitre. Demain vous pourrez l’approcher.
Sophie suivit le médecin. La vision de son fils, la tête entièrement bandée, les yeux clos, le corps inerte relié à des machines, lui déchira le cœur. Elle appuya sa tête conte la vitre et retint un sanglot.
— Mon Yvan… mon petit lapin, dans quel état je te retrouve…
Puis elle s’éloigna en lui envoyant un baiser qu’il ne vit pas.
Yvan était revenu sur la belle terrasse, il ignorait par quel moyen. Avait-il repris le tapis ? A ses côtés, un être lumineux, très grand, glissait en silence. Yvan se sentait comme emporté par ce personnage et baignait dans une atmosphère d’extrême douceur. Le sublime paysage qu’il avait admiré en arrivant s’offrait encore à ses regards mais la lumière était différente, une lumière colorée, scintillante comme une guirlande de Noël. Un vent léger caressait son visage. Ils arrivèrent au pied de l’escalier à vis. Le haut personnage qui l’accompagnait lui fit signe de remonter, posa sur son front une main légère comme un souffle et s’éloigna avec un geste d’adieu. Il n’avait pas prononcé une parole. Yvan le regarda disparaître tel un nuage qui s’évapore et se retrouva seul devant le petit escalier. Il commença une longue ascension.
Sophie revint ce troisième jour s’asseoir auprès du blessé inconscient. Elle quittait son poste vers quatorze heures, mangeait un sandwich dans la voiture, buvait un café et rejoignait l’hôpital où Yvan immobile dans son coma, vivait sous le contrôle des machines. Elle ne faisait rien, elle le regardait guettant en vain le moindre mouvement. Ce jour là, elle apporta son tricot, songeant que le temps lui semblerait moins long. Elle levait souvent son regard vers le pauvre visage pâle et sans vie, puis retournait à ses mailles, tandis que l’appareil respiratoire découpait le temps de sa cadence haletante. Soudain, il lui sembla percevoir un léger frémissement, impression fugitive qu’elle mit sur le compte de son anxiété.
Yvan atteignait les dernières marches de l’escalier. Il se retrouva dans la petite pyramide, mais cette fois il n’y avait pas de lumière. Par la cage de l’escalier, une faible lueur venue de la vallée des Anges parvenait encore à l’éclairer. Puis, tout devint intensément sombre. « Comme il fait noir ! pensa-t-il, comment pourrais-je sortir de là ? » Tandis qu’à tâtons il essayait de trouver la porte il sentit l’espace qui l’entourait se resserrer autour de lui, il était comme emprisonné, à l’étroit dans quelque chose…
— Au secours ! hurla-t-il, au secours !… En même temps, il se débattait, il ne voulait pas mourir !
Sophie sursauta, Yvan s’agitait, poussait même de légers cris. Elle sonna et l’infirmière apparut immédiatement.
— Il a bougé ! dit Sophie entre joie et angoisse, il a même crié légèrement…
Yvan bougea à nouveau puis il ouvrit les yeux, un regard vide et hagard… Il s’agitait frénétiquement.
— Là…là… calme-toi… lança l’infirmière d’une voix forte, c’est fini… réveille-toi, c’est bien… respire… Yvan ! Yvan !… respire Yvan… il faut respirer… Là ! Ça y est, il respire bien maintenant ajouta-t-elle d’une voix plus douce, je vais pouvoir débrancher le respirateur.
Doucement le garçon reprenait contact avec la vie. Sophie pleurait de joie et embrassait la main qui maintenant répondait à ses caresses.
— Mon petit lapin… tu es vivant, tu es sauvé… Dieu soit loué !
En ouvrant les yeux, Yvan vit le visage de sa mère. Cette image le rassura, bien que sa mémoire défaillante ne lui eût pas encore révélé l’identité de la personne. Puis son regard passa rapidement sur l’environnement. Il fut déçu et referma rapidement les yeux. Où était-il donc ? Le lieu était laid, triste, jaune… sinistre ! Où était la belle lumière de la vallée des Anges ? La reverrait-il jamais… Il eut un instant le désir de redescendre l’escalier, mais il ne retrouvait plus rien. La pyramide, l’escalier tout avait disparu. Alors, il comprit que son merveilleux voyage avait pris fin, qu’il était revenu dans son espace-temps, comme l’avait promis son instructeur et que la vie normale, « sa vie » allait reprendre. Là, commençait la mission ! Il soupira et s’endormit d’un sommeil sans rêves, sans bruits, sans histoires, dernier tunnel avant de revenir totalement sur la planète Terre.
Par Michelle
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